Culture

« Le hobbit, la désolation de Smaug » en est vraiment une

Film fantastique et d’aventure de Peter Jackson avec Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen.
Durée : 2h40

 Résumé :
Les aventures de Bilbon Sacquet continuent … Paisible hobbit, il est entraîné dans une nouvelle aventure avec une compagnie de nains et le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug.
Au cours de ce périple, il remet la main sur l’anneau de pouvoir que possédait Gollum …

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Notre avis :
Oh mon Dieu !! Qu’est-il arrivé à Peter Jackson pour faire un film pareil ? Deux solutions possibles : soit Saruman a pris possession de son esprit, soit il a lu le résumé au dos du livre.
Dans ce deuxième volet de la trilogie du « Hobbit », on ressent davantage la volonté de faire un film « grand public », une super production hollywoodienne avec un scénario trop simple.
On sent qu’on a voulu meubler, délayer afin de remplir les 3 heures. Avant on sentait Peter à l’étroit dans ses films , là on a vraiment l’impression qu’il lutte pour atteindre les 3 heures.

Autant la première trilogie respectait l’esprit de l’œuvre de Tolkien, même si on pouvait regretter l’élision de certains passages et personnages secondaires, autant ce deuxième volet s’écarte non seulement de la lettre, mais surtout de l’esprit du roman.
Le « Voyage inattendu » était assez lent mais la moitié du film était consacrée à la marche de la Compagnie au milieu de paysages somptueux.
Dans la « Désolation de Smaug », on enchaîne les scènes de bastons à une cadence si échevelée qu’on en perd le fil. La scène des tonneaux dans la rivière est d’une interminable longueur.

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En fait, on a l’impression d’être dans un jeu vidéo avec une succession de lieux en image de synthèse qui s’enchaînent et dont on nous dit rien.
Certes, la qualité HFR révolutionne l’image mais du coup les décors font trop studio/plastique/toc/fond vert et c’est vraiment laid. Où est passée la belle Nouvelle-Zélande ? L’utilisation du numérique est poussée à l’extrême, on ne croit à aucun paysage. Tout est bien trop propre, parfait, soigné. Sans parler des nouveaux personnages introduits qui sont incolores, inodores et sans saveur.
Quant au dragon, on préférait quand il ne parlait pas en fait, comme dans le « voyage inattendu »… totalement benêt … Comprenez, il n’a vu personne depuis des lustres, endormi dans son or, il faut bien qu’il parle … 20 minutes d’un monologue interminable.
En parlant d’or, ses allégories valent bien leur pesant d’or.
Au moment ou l’on commence à saliver – çà y est le dragon se fâche vraiment – vous pourrez lire à l’écran : « suite en décembre 2014 ».

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Et puis pour finir, adieu la classe anglaise, bonjour l’américanisation : on peut noter les blagues graveleuses sur la taille du sexe d’un nain ( si si, ils ont osé), une arrivée par des toilettes (c’était déjà pas assez gênant, on rajoute le plan qui tue avec un des nains qui boit la tasse). Tout cela accompagné d’un thème musical totalement inexistant contrairement à la chanson des nains du premier opus.
Bref, 10 euros pour un navet, cela fait cher le kilo de légumes.

07/20

 

 

 

 

 

 

 

 

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