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Jeudi 21 décembre : journée mondiale de l’orgasme

Si vous vous trouvez dans l’hémisphère sud, le 21 décembre signe le début de l’été. Pour l’hémisphère nord, cela annonce plutôt la froideur hivernale. Souvenez-vous du 21 décembre 2012 où certains avaient annoncé la fin du monde en interprétant la fin du calendrier maya. Mais depuis neuf ans, vous ne le savez peut être pas, cette date représente la journée officielle de l’orgasme.
L’association « Globalorgasm » a été créée en 2006 par deux pacifistes américains, Donna Sheehan ( 76 ans ) et Paul Reffell ( 55 ans). Elle est à l’origine de cette journée. Pourquoi le 21 décembre me diriez-vous ?

C’est la journée la plus courte de l’année accompagnée de la nuit la plus longue. On a donc envie de rester plus longtemps au lit. Longtemps, longtemps et pas tout seul.
De plus, le solstice est une période de changement avec une nouvelle lune qui serait particulièrement bénéfique pour jouir des plaisirs orgasmiques.
L’association « Globalorgasm » milite pour une très bonne cause : la paix dans le monde. Çà nous changera.

L’orgasme sexuel diffuse une énergie positive qui justement permet de lutter efficacement contre la violence. Un individu connaissant ce point culminant du plaisir est un être heureux et donc moins belliqueux.
D’un point de vue scientifique, des études ont montré que lors de l’orgasme, le cerveau sécrète une hormone aussi bien chez les hommes que chez les femmes, du nom d’ocytocine pour être précis. Cette dernière permettrait de réduire notre anxiété d’où son surnom d’hormone « d’amour et de confiance ».

L’orgasme comporte six phases chez la femme selon Gérard Leuleu, médecin, sexologue et thérapeute de couple :
1) Phase de désir : la tension s’élève, les tissus érectiles de la vulve et du vagin commencent à se remplir , le vagin perle quelques gouttes de rosée.
2) Phase d’excitation et plaisir montant : la vulve, le clitoris et le vagin commence à se dilater (véritables éponges vasculaires).
3) Phase de lubrification ou mouillure : des perles de rosée apparaissent sur la paroi du vagin et se rejoignent pour former un film continu dont le but est de favoriser le glissement du pénis. Il s’agit d’une transsudation et non d’une sécrétion. Le liquide est clair et aqueux comme de l’eau de roche et apparaît très vite : une femme désirante peut mouiller en dix à trente secondes, donc aussi rapidement qu’un homme bande.
4) Phase d’excitation et de plaisir en plateau : l’excitation et le plaisir arrivent à un haut niveau et s’y maintiennent selon une ligne plateau. L’intumescence est maximale, les organes sexuels sont gonflés à bloc.
5) Phase orgasmique : le rythme respiratoire de la femme s’accélère, la respiration se suspend quelques secondes (l’apnée annonciatrice), sa voix se tait, son corps se tend. Puis l’apnée cède, un cri fuse et le corps se déchaîne : c’est l’orgasme. La plaisir, qui grimpe à la verticale vers un pic, varie d’intensité selon le point de départ d’excitation (clitoris, coït, …), selon les jours, les êtres et leur état. Un orgasme léger correspond à trois ou quatre contractions, un fort à 12 ou 15 contractions. Au niveau du vagin, resserrement de son tiers inférieur dû à la contraction de plusieurs muscles. L’utérus lui se met à monter et à descendre et se contracte comme pour accoucher ; ces contractions ne se produiraient que pour des orgasmes dits “profonds”.
6) Phase de détente : les tissus érectiles se vident très lentement de leur sang alors que l’homme débande en quelques minutes. Les femmes n’ont pas de phase réfractaire (= phase durant laquelle l’homme ne peut avoir de rapport sexuel avec pénétration) contrairement à l’homme, sans doute dû au fait que leur intumescence subsiste longtemps. Aussi peuvent-elles avoir d’autres orgasmes si elles le désirent, dans les minutes qui suivent. Parfois les orgasmes s’enchaînent, constituant ainsi une transe orgasmique. La femme a donc une capacité multi-orgasmique, laquelle se heurte à la phase réfractaire de l’homme.

L’orgasme comporte 4 phases chez l’homme selon Guy Gouraige, sexologue :
1) La phase d’excitation : pour les garçons et les hommes, l’excitation sexuelle peut arriver très vite et comme la nature est bien faite, elle a donné à cette phase un signe bien visible histoire de bien faire comprendre ce qui se passe : l’érection ! Avec l’augmentation de l’excitation, on observe parallèlement une tension générale des muscles et une augmentation des fréquences cardiaque et respiratoire.
2) La phase de plateau, juste avant l’orgasme. Pendant cette phase , le pouls et la pression artérielle augmentent et la respiration devient plus rapide. Le pénis est toujours en forme et les testicules se gonflent. C’est à ce stade que survient la sécrétion d’un liquide « pré-éjaculatoire » qui peut contenir des spermatozoïdes, expliquant ainsi certaines grossesses sans éjaculation. Cette phase de plateau est malheureusement très courte pour les éjaculateurs précoces qui passent à la case orgasme sans attendre.
3) La phase de l’orgasme, enfin … L’orgasme lui-même ne prend que quelques instants et se manifeste par saccades spasmodiques au sommet de l’excitation. Ces contractions musculaires permettent une éjection du sperme active et améliore ainsi la fécondité. Tous les muscles du corps et du visage sont tendus, le souffle, le pouls et la pression artérielle : tout est dans le rouge !
4) La phase de résolution : ne pas déranger ! Dans cette phase, les changements liés à l’excitation se résorbent : le pouls, la pression sanguine et la respiration reviennent à la normale, le pénis reste en érection. L’érection dépend de la durée de l’excitation et de la phase de plateau. Mais attention mesdames, immédiatement après l’orgasme, l’homme est dans une période dite réfractaire, une partie de la phase de régression. Il n’est pas excitable, la stimulation sexuelle peut être même ressentie comme douloureuse à ce stade. La durée de la période réfractaire tend à augmenter avec l’âge… !

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Lignot

    18 janvier 2018 a 22:59

    Brillantissime

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