Culture

Notre coup de coeur de la semaine au cinéma : « Gravity »

Film de science fiction réalisé par Alfonso Cuaron avec Sandra Bullock et Georges Clooney

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 Résumé :
Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone ( Sandra Bullock ), brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky ( Georges Clooney ).
Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers.
Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre et la moindre chance d’être sauvés.
Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.
Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

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 Notre avis :
Ce film décrit un réel phénomène : le syndrome de Kessler.
Les satellites hors d’usage et les déchets laissés par d’anciennes missions spatiales ont engendré une quantité importante de débris risquant de provoquer un accident catastrophique comme ce qui se produit dans « Gravity ». Chaque vis ou bout de ferraille se transforment en véritable projectile se déplaçant à 10 fois la vitesse d’une balle de fusil.

 L’essentiel du long-métrage est le résultat d’un mélange entre infographie et animation.
Pendant la phase de prévisualisation, les équipes ont élaboré intégralement le film par ordinateur, poussant très loin le processus en raison de l’exigence réaliste fixée.
Afin de pouvoir rendre compte de la gravité « zéro », les équipes ont mis au point une technologie totalement inédite, la « Light Box » : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d’offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n’aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l’espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur.
L’équipe a dû inventer une caméra assez petite et maniable pour enregistrer dans la Light Box.
Pour les mouvements des acteurs, une plaque tournante était installée sous le plancher, les renversant ou les soulevant. Un dispositif, le « système de coeur-à-coeur », faisait tournoyer les acteurs face à face. Un robot fixé à un bras, nommé « Isis » se déplaçait à toute vitesse pour s’arrêter à quelques centimètres à peine du visage de l’actrice.
Budget : 100 000 000 d’euros.

 La psychologie du personnage interprétée par Sandra Bullock est très prononcée. Elle a perdu un être cher, elle s’est repliée sur elle-même. Pourquoi nous replier sur nous-mêmes quand nous subissons un drame alors que le contact humain pourrait nous sauver ?
Le réalisateur explore le potentiel métaphorique d’un personnage perdu. Pendant le tournage, la comédienne était souvent isolée dans la Light Box avec pour seul moyen de communication un dispositif d’oreillette et un panel assez large de sons et de bruitages dans son casque lui permettant de caler les émotions qu’elle devait exprimer avec le processus de tournage très mathématique. Un isolement répété qui a fait écho à la solitude de son personnage.
Peu nombreux sont les artistes qui ont pu redéfinir complètement la grammaire d’un cinéma de plus en plus cloné ces dernières années. Alfonso Cuaron en est le nouveau souverain. James Cameron a déclaré : «Gravity» est le meilleur film sur l’espace jamais réalisé.

19/20

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